C’est chien !

en. fran. çais.

bon sens! 8 octobre 2009

Petits conseils pour un bon leadership:

  1. le calme – Vous mettez la chance de votre bord pour vous faire écouter et respecter si vous faites preuve de tranquilité et de sérénité en tout temps. C’est correct de laisser le chien seul dans son coin quelques minutes le temps de décompresser; il doit apprendre à être patient aussi! Évitez également de trop analyser ce qui se passe sur-le-champ car ça risque de mettre beaucoup de pression sur le chien. Observez simplement le langage corporel de tous. Vous pourrez faire le point plus tard.
  2. la planification – Avez-vous accès à une clinique vétérinaire d’urgence, et à un service de garde ou de pension de dernière minute pour votre chien? Ça devrait s’équivaloir pour le comportement. Il ne suffit pas de voir ce qui se passera—pensez-y d’avance. Soyez prêt avec toute demande envers les autres gens, avec des options pour quitter un endroit en toute sécurité, et pour bien maîtriser votre chien. Si vous ne savez pas quoi faire, comment voulez-vous que votre chien le devine?
  3. la prévention – Ce n’est pas uniquement pour les accidents de voiture ou d’ingestion. La première étape, si vous éprouvez des problèmes, est de prendre des mesures pour les empêcher avant qu’ils ne se manifestent. Ce n’est pas une solution à long terme, car ça nécessite du temps, des ressources et une attention particulière que vous pourrez utiliser à la longue pour dresser votre chien. Mais vous démontrez que vous prenez les choses en main en interrompant la problématique.
  4. la motivation – Vous devez contrôler ce que le chien veut pour avoir de l’influence. De même, si vous avez comme objet d’éradiquer un comportement, il ne doit jamais être gratifiant pour le chien. Si vous manquez de prévenir, le chien sera récompensé et il voudra le refaire. (C’est parfois une récompense voilée, par exemple, une conséquence apaisante pour le chien… sachez que la présence de bonbons ou de jouets peut être stressante pour lui en créant un enjeu supplémentaire. Vous pouvez toujours lui apprendre à faire un mouvement quelconque, qu’il trouvera relaxant en situation tendue. Je m’expérimente en ce moment avec le grattage au sol. Je pense que ça fait du bien à ma chienne de le faire, et que ça peut changer le mal de place.)
  5. la relation – Gagner la confiance d’un animal peut prendre du temps, surtout s’il a été abandonné à plusieurs reprises. Les chiens comprennent seulement les mots parce qu’ils s’appliquent à des actions (autant s’asseoir que manger, se promener, jouer, etc.) C’est donc à force de lui montrer que vous vous occupez de lui et qu’il peut toujours compter sur vous que vous pouvez faire en sorte que votre chien se fie à vous.
 

le langage corporel des chiens

Saviez-vous que les chiens communiquent à distance avec leurs corps? Flairer l’air ou le sol, se tourner la tête, se secouer, baîller, tourner en rond, s’asseoir, bouger les oreilles, tirer la langue, lever une patte, se coucher, gratter le sol, battre de la queue, etc… ce sont bien plus que des activités routinières. Les chiens sont plus intelligents, sociaux et communicatifs qu’on ne le pense. Malheureusement, il y a des chiens qui abandonnent tranquillement le langage des chiens, et il y en a qui grognent, jappent ou mordent à force de ne jamais être écoutés.

Observez-vous votre chien? Êtes-vous en mesure de le savoir lorsqu’il est curieux ou craintif, ou lorsqu’il tente de calmer une personne ou un autre chien? Comme chez humains, certains chiens s’expriment avec plus de diplomatie ou plus de subtilité que d’autres, et il y a des chiens qui sont plus (ou moins!) à l’écoute aussi. Je crois que les chiens sans laisse qui n’ont jamais appris à observer ou a écouter posent un gros problème. J’explique : à une distance d’environ trois pieds d’un chien adulte inconnu, ma chienne n’est PAS ACCUEILLANTE. Elle se fige, le poil hérissé sur le dos; elle se gonfle la poitrine, ses oreilles sont droites à l’avant et ses yeux sont durs. L’autre chien peux bondir et badiner autant qu’il veut, il ne sera pas accepté s’il vient sentir son derrière ou autrement occuper son espace personnel. Je me désole, mais elle est comme ça. Tous les bonbons au monde ne rendent pas l’expérience agréable pour elle—elle préfère la paix, et elle finira par faire tout ce qu’elle peut pour être respectée.

Que faire? On arrive à croiser les autres chiens sans problème, même sur un trottoir étroit. Il n’y a habituellement aucun intérêt de notre bord de les rencontrer, et nous sommes en sécurité tant qu’ils sont attachés. Mais parfois elle meurt d’envie de les rencontrer; dans cet instance, je dois évaluer si ça peut bien se passer, et si oui (chiot ou petit chien amical mais pas trop) rapidement les introduire. 2 secondes suffisent. Dans le parc, nous travaillons à tous les jours pour avoir un rappel presque parfait. Nous pratiquons pour faire en sorte que le rappel soit toujours l’activité la plus agréable et payante. Si je ne suis pas satisfaite de sa performance, on rattache la laisse et on continue à s’amuser. Je peux donc dire avec fierté que même quand il se passe quelque chose, ce n’est jamais ma chienne qui est allée chercher le trouble. Elle sait comment revenir vers moi et en plus de s’éloigner d’un élément perturbateur, elle aura probablement un bonbon! Tout le monde est content!

Les chiens qui approchent lentement (ou pas du tout), qui n’importunent pas, peuvent facilement devenir nos amis, ou nous allons au moins avoir une expérience neutre. Par contre, ça me fait de la peine d’être jugée par tous ces gens avec leurs chiens «gentils,» (curieux, mal polis…) sans laisse et sans rappel fonctionnel. Je fais ce que je peux pour bien m’occuper de mon chien, mais ce sera quand même ma faute à 100% si elle se sent menacée et elle attaque. Le pire pour moi, c’est d’entendre « Fido, viens! Viens!! C’est correct, il est gentil! »