C’est chien !

en. fran. çais.

la communication à deux sens 18 mai 2010

Quelques éléments pertinents quant au bon fonctionnement de la relation entre un humain et un chien:

1- la personne arrive à comprendre l’animal

Je vois souvent des gens promener leur chien avec un petit mini bout de laisse court-court-court-serré-serré-serré. Le chien n’a pas suffisamment de jeu pour sentir le sol ou même de se tourner la tête pour regarder autour ou en arrière. Ils essaient peut-être de faire preuve de discipline–je l’ai déjà fait moi-même–on ne peut pas arrêter à chaque arbre ! Par contre, une telle promenade ne sert pas à grand chose. Le mouvement, et ainsi l’expérience du chien, sont trop limités pour qu’il apprenne réellement la discipline. En plus ça donne mal au bras après un certain temps.

Si vous vous donnez la peine de comprendre votre compagnon, vous devez prendre connaissance de la manière dont les chiens apprennent. Ils ne peuvent pas apprendre à se retenir si chacun tire de son bord sans arrêt et sans conséquence. Sans laisse, un chien n’apprendra pas non plus par magie à revenir ou à lâcher un objet.

2- l’animal comprend la volonté de l’humain

Je n’ai pas l’impression que les gens aient des attentes très raisonnables envers les chiens; on exige qu’ils sachent comment se comporter sans les dresser comme il faut et on les punit quand ils nous embarrassent parce qu’ils ne sont pas bien dressés. Depuis que j’habite dans un quartier avec énormément de chiens, j’en ai peut-être croisé un ou deux (sur des centaines) qui connaissent les cinq commandements de base: asseoir, coucher, rester, lâcher prise et revenir; le minimum pour éviter les ennuis, les blessures, ou pire. C’est déplorable.

3- le chien est prêt à suivre et obéir

L’éducation et la communication renforcent le lien entre chien et maître, encore plus lorsque c’est fait de façon amicale et amusante. On retient davantage son attention avec les yeux, la posture, les mouvements et les expressions faciales aisés et modérés.

Lorsque vous décidez de prendre en main votre chien, il ne laissera pas nécessairement tomber sur le coup tout ce qu’il aime, que ce soit la chasse aux écureuils ou les odeurs d’ordures des voisins. Par contre, ce n’est pas si difficile de lui donner ce dont il a besoin pour développer ses capacités canines et prospérer. En trois ans je crois avoir réussi à faire quelque chose de bien avec mon chien de refuge: elle travaille maintenant en milieu de zoothérapie avec des jeunes deux fois par semaine, elle nous accompagne en transport collectif, et ça fait des mois qu’elle ne s’est pas battue avec un autre chien. Mais c’est parce que je m’en occupe: je lui donne mon attention, des activités stimulantes et du feedback pour s’améliorer à tous les jours, et je préviens les accidents en supervisant constamment nos alentours et en communiquant avec clarté. Ça prend un peu de dynamisme, mais ce n’est pas ardu ni chronophage. Autrement, pourquoi avoir un chien?

Les sorties au parc sont beaucoup plus agréables et valorisantes quand on peut jouer ensemble et montrer des beaux tours aux enfants, plutôt que de veger, d’ennuyer les autres ou de rester seuls dans notre coin avec les bras et la laisse tendus, en train de crier. Nous méritons tous plus que cela.

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