C’est chien !

en. fran. çais.

les corrections et les principes de l’apprentissage chez les animaux 10 mars 2011

Filed under: Uncategorized — ginginbonbon @ 22 h 42 mi

4 quadrants figurent dans le conditionnement opérant. Le renforcement est quelque chose qui, lorsque jumelé avec une action de la part de l’animal, augmente la probabilité que cette action se reproduira. Une punition, appariée avec une action, en diminue la probabilité ; mais sans timing exact, il n’y a aucun espoir de décourager le comportement et il s’agit simplement d’abus.

Le renforcement positif se produit lorsqu’on ajoute quelque chose pour pointer l’action que l’on veut renforcer. Lorsqu’on ajoute quelque chose que l’animal n’aimera pas, comme punition, c’est de la punition positive, tandis que c’est de la punition négative lorsqu’on enlève ou on refuse quelque chose, pour souligner le comportement indésirable ainsi puni. Pour faire du renforcement négatif, on doit enlever quelque chose que l’animal n’aimera pas dans ces circonstances. Donc, les termes « positif » et « négatif » indiquent soit un ajout ou un retrait, et non l’impression donnée (le « positif, » ce n’est pas toujours une récompense !) Vous trouverez parfois qu’une récompense peut devenir une punition dans un autre instance. Par exemple, il y a bien des chiens qui adorent l’affection sur le divan à la maison, mais les flatter en pleine promenade devient effectivement une punition positive.

On obtient un niveau supérieur et une meilleure qualité d’obéissance en favorisant le renforcement positif et la punition négative. En premier lieu, c’est parce que les choses que les chiens aiment sont beaucoup plus motivantes que les choses qu’ils n’aiment pas. En général, les chiens comme les humains ne travaillent pas avec le but de s’épargner d’une punition ; il doit y avoir un motif positif.

Lorsqu’on provoque ou on laisse se dérouler un comportement pour pouvoir le punir avec un élément aversif, on créé un véritable conflit pour le chien. Il veut le faire, mais il ne veut pas être puni. En une seule session, son désir de ne pas souffrir davantage dépassera éventuellement ses autres envies, mais sans qu’on ne s’y adresse, la motivation originale de ce comportement (que l’on punit) ne change pas, donc il est susceptible de se reproduire. C’est pour ça que les punitions ne fonctionnent pas très bien dans un contexte d’apprentissage, et les chiens sont toujours en contexte d’apprentissage. On les voit parfois même s’armer de courage en prévision d’une punition, et malgré tout, le comportement « corrigeable » ne s’extirpe pas. On a tendance à se concentrer sur l’aspect punitif, sans considérer à quel point le comportement se renforce lui-même. La punition aversive créé aussi des associations négatives (avec le maître et/ou l’objet utilisé, par exemple un papier journal enroulé ou un vaporisateur) qui peuvent avoir des répercussions très graves dans une situation où le chien se sent menacé.

Pourtant, c’est relativement facile d’utiliser un comportement incompatible. On demande au chien de faire autre chose à la place, et avec un peu de pratique il apprend à privilégier l’action plus payante, celle qui a été renforcée par voie de conditionnement opérant. Même en utilisant la punition négative, aussi connue comme étant une suspension ou un refus de récompense (« j’avais des bonbons pour toi, mais tant pis! ») il est très utile de suivre immédiatement avec une demande faisable, que le chien connaît, et de la renforcer. Le modèle demande-action-récompense est de loin le plus efficace.

Nous parlons ici de théorie d’apprentissage de base. Ce que je viens de décrire fait partie de la science du comportement fondamentale, documentée depuis des décennies. C’est de valeur que cette information ne s’écoule que par gouttes vers le public. Pauvres chiens!

Un autre aspect important des techniques répulsives et du « dressage » par compulsion, c’est la relativité. Si vous ne levez jamais la voix, croyez-moi que votre chien sera très surpris et beaucoup plus disposé de vous porter attention lorsque vous crierez DANGER! De même, si vous donnez un coup de laisse à toutes les 5 secondes parce que votre chien tire, vous verrez que vous devez le faire de plus en plus fort pour avoir un effet quelconque. C’est un des pires problèmes que je vis en travaillant en bénévolat avec des chiens. Chaque bénévole se donne la responsabilité « d’éduquer » les chiens à coup de laisse ou en disant « HEY ! » mais après un certain temps seulement les efforts les plus puissants, ou les voix les plus graves, arrivent à avoir un effet. En plus, la majorité de ces chiens ne possède aucun bagage d’entraînement, donc ils ne savent pas que la punition vise un comportement particulier. Je trouve qu’ils n’apprennent pas à éviter une correction autant qu’à s’en attendre. On insiste que le chien nous écoute, mais on lui donne très peu d’information utile. Cela augmente souvent le niveau d’excitation et d’anxiété de l’animal.

Les activités d’enrichissement, les récompenses pour un travail bien fait, les jeux, le shaping et le feedback nuancé donnent de bien meilleurs résultats que les claques, les tapes, les pincées, le « touch, » les vaporisateurs et l’intimidation, dans toutes les instances. C’est apparent en observant les chiens de secourisme ou les athlètes canins. Alors, si les punitions aversives ne sont pas appropriées pour les chiens timides, les chiens peureux, les chiens réactifs ni les chiens de travail, pourquoi les utiliser avec votre chien?

C’est vrai, de temps en temps je m’impatiente, je manque de créativité, je tire sur la laisse ou encore, sans penser, je dis « non!! » au lieu de rediriger mon chien avec un commandement alternatif. Cela ne veut pas dire que ce sont des techniques de dressage valables, ou que les maîtres-chien de la vieille école doivent s’empresser de les défendre. Tout comme la science du comportement, la politesse et les bonnes manières sont des choses qui s’apprennent. Donnons l’exemple!

 

la communication à deux sens 18 mai 2010

Quelques éléments pertinents quant au bon fonctionnement de la relation entre un humain et un chien:

1- la personne arrive à comprendre l’animal

Je vois souvent des gens promener leur chien avec un petit mini bout de laisse court-court-court-serré-serré-serré. Le chien n’a pas suffisamment de jeu pour sentir le sol ou même de se tourner la tête pour regarder autour ou en arrière. Ils essaient peut-être de faire preuve de discipline–je l’ai déjà fait moi-même–on ne peut pas arrêter à chaque arbre ! Par contre, une telle promenade ne sert pas à grand chose. Le mouvement, et ainsi l’expérience du chien, sont trop limités pour qu’il apprenne réellement la discipline. En plus ça donne mal au bras après un certain temps.

Si vous vous donnez la peine de comprendre votre compagnon, vous devez prendre connaissance de la manière dont les chiens apprennent. Ils ne peuvent pas apprendre à se retenir si chacun tire de son bord sans arrêt et sans conséquence. Sans laisse, un chien n’apprendra pas non plus par magie à revenir ou à lâcher un objet.

2- l’animal comprend la volonté de l’humain

Je n’ai pas l’impression que les gens aient des attentes très raisonnables envers les chiens; on exige qu’ils sachent comment se comporter sans les dresser comme il faut et on les punit quand ils nous embarrassent parce qu’ils ne sont pas bien dressés. Depuis que j’habite dans un quartier avec énormément de chiens, j’en ai peut-être croisé un ou deux (sur des centaines) qui connaissent les cinq commandements de base: asseoir, coucher, rester, lâcher prise et revenir; le minimum pour éviter les ennuis, les blessures, ou pire. C’est déplorable.

3- le chien est prêt à suivre et obéir

L’éducation et la communication renforcent le lien entre chien et maître, encore plus lorsque c’est fait de façon amicale et amusante. On retient davantage son attention avec les yeux, la posture, les mouvements et les expressions faciales aisés et modérés.

Lorsque vous décidez de prendre en main votre chien, il ne laissera pas nécessairement tomber sur le coup tout ce qu’il aime, que ce soit la chasse aux écureuils ou les odeurs d’ordures des voisins. Par contre, ce n’est pas si difficile de lui donner ce dont il a besoin pour développer ses capacités canines et prospérer. En trois ans je crois avoir réussi à faire quelque chose de bien avec mon chien de refuge: elle travaille maintenant en milieu de zoothérapie avec des jeunes deux fois par semaine, elle nous accompagne en transport collectif, et ça fait des mois qu’elle ne s’est pas battue avec un autre chien. Mais c’est parce que je m’en occupe: je lui donne mon attention, des activités stimulantes et du feedback pour s’améliorer à tous les jours, et je préviens les accidents en supervisant constamment nos alentours et en communiquant avec clarté. Ça prend un peu de dynamisme, mais ce n’est pas ardu ni chronophage. Autrement, pourquoi avoir un chien?

Les sorties au parc sont beaucoup plus agréables et valorisantes quand on peut jouer ensemble et montrer des beaux tours aux enfants, plutôt que de veger, d’ennuyer les autres ou de rester seuls dans notre coin avec les bras et la laisse tendus, en train de crier. Nous méritons tous plus que cela.

 

bon sens! 8 octobre 2009

Petits conseils pour un bon leadership:

  1. le calme – Vous mettez la chance de votre bord pour vous faire écouter et respecter si vous faites preuve de tranquilité et de sérénité en tout temps. C’est correct de laisser le chien seul dans son coin quelques minutes le temps de décompresser; il doit apprendre à être patient aussi! Évitez également de trop analyser ce qui se passe sur-le-champ car ça risque de mettre beaucoup de pression sur le chien. Observez simplement le langage corporel de tous. Vous pourrez faire le point plus tard.
  2. la planification – Avez-vous accès à une clinique vétérinaire d’urgence, et à un service de garde ou de pension de dernière minute pour votre chien? Ça devrait s’équivaloir pour le comportement. Il ne suffit pas de voir ce qui se passera—pensez-y d’avance. Soyez prêt avec toute demande envers les autres gens, avec des options pour quitter un endroit en toute sécurité, et pour bien maîtriser votre chien. Si vous ne savez pas quoi faire, comment voulez-vous que votre chien le devine?
  3. la prévention – Ce n’est pas uniquement pour les accidents de voiture ou d’ingestion. La première étape, si vous éprouvez des problèmes, est de prendre des mesures pour les empêcher avant qu’ils ne se manifestent. Ce n’est pas une solution à long terme, car ça nécessite du temps, des ressources et une attention particulière que vous pourrez utiliser à la longue pour dresser votre chien. Mais vous démontrez que vous prenez les choses en main en interrompant la problématique.
  4. la motivation – Vous devez contrôler ce que le chien veut pour avoir de l’influence. De même, si vous avez comme objet d’éradiquer un comportement, il ne doit jamais être gratifiant pour le chien. Si vous manquez de prévenir, le chien sera récompensé et il voudra le refaire. (C’est parfois une récompense voilée, par exemple, une conséquence apaisante pour le chien… sachez que la présence de bonbons ou de jouets peut être stressante pour lui en créant un enjeu supplémentaire. Vous pouvez toujours lui apprendre à faire un mouvement quelconque, qu’il trouvera relaxant en situation tendue. Je m’expérimente en ce moment avec le grattage au sol. Je pense que ça fait du bien à ma chienne de le faire, et que ça peut changer le mal de place.)
  5. la relation – Gagner la confiance d’un animal peut prendre du temps, surtout s’il a été abandonné à plusieurs reprises. Les chiens comprennent seulement les mots parce qu’ils s’appliquent à des actions (autant s’asseoir que manger, se promener, jouer, etc.) C’est donc à force de lui montrer que vous vous occupez de lui et qu’il peut toujours compter sur vous que vous pouvez faire en sorte que votre chien se fie à vous.
 

le langage corporel des chiens

Saviez-vous que les chiens communiquent à distance avec leurs corps? Flairer l’air ou le sol, se tourner la tête, se secouer, baîller, tourner en rond, s’asseoir, bouger les oreilles, tirer la langue, lever une patte, se coucher, gratter le sol, battre de la queue, etc… ce sont bien plus que des activités routinières. Les chiens sont plus intelligents, sociaux et communicatifs qu’on ne le pense. Malheureusement, il y a des chiens qui abandonnent tranquillement le langage des chiens, et il y en a qui grognent, jappent ou mordent à force de ne jamais être écoutés.

Observez-vous votre chien? Êtes-vous en mesure de le savoir lorsqu’il est curieux ou craintif, ou lorsqu’il tente de calmer une personne ou un autre chien? Comme chez humains, certains chiens s’expriment avec plus de diplomatie ou plus de subtilité que d’autres, et il y a des chiens qui sont plus (ou moins!) à l’écoute aussi. Je crois que les chiens sans laisse qui n’ont jamais appris à observer ou a écouter posent un gros problème. J’explique : à une distance d’environ trois pieds d’un chien adulte inconnu, ma chienne n’est PAS ACCUEILLANTE. Elle se fige, le poil hérissé sur le dos; elle se gonfle la poitrine, ses oreilles sont droites à l’avant et ses yeux sont durs. L’autre chien peux bondir et badiner autant qu’il veut, il ne sera pas accepté s’il vient sentir son derrière ou autrement occuper son espace personnel. Je me désole, mais elle est comme ça. Tous les bonbons au monde ne rendent pas l’expérience agréable pour elle—elle préfère la paix, et elle finira par faire tout ce qu’elle peut pour être respectée.

Que faire? On arrive à croiser les autres chiens sans problème, même sur un trottoir étroit. Il n’y a habituellement aucun intérêt de notre bord de les rencontrer, et nous sommes en sécurité tant qu’ils sont attachés. Mais parfois elle meurt d’envie de les rencontrer; dans cet instance, je dois évaluer si ça peut bien se passer, et si oui (chiot ou petit chien amical mais pas trop) rapidement les introduire. 2 secondes suffisent. Dans le parc, nous travaillons à tous les jours pour avoir un rappel presque parfait. Nous pratiquons pour faire en sorte que le rappel soit toujours l’activité la plus agréable et payante. Si je ne suis pas satisfaite de sa performance, on rattache la laisse et on continue à s’amuser. Je peux donc dire avec fierté que même quand il se passe quelque chose, ce n’est jamais ma chienne qui est allée chercher le trouble. Elle sait comment revenir vers moi et en plus de s’éloigner d’un élément perturbateur, elle aura probablement un bonbon! Tout le monde est content!

Les chiens qui approchent lentement (ou pas du tout), qui n’importunent pas, peuvent facilement devenir nos amis, ou nous allons au moins avoir une expérience neutre. Par contre, ça me fait de la peine d’être jugée par tous ces gens avec leurs chiens «gentils,» (curieux, mal polis…) sans laisse et sans rappel fonctionnel. Je fais ce que je peux pour bien m’occuper de mon chien, mais ce sera quand même ma faute à 100% si elle se sent menacée et elle attaque. Le pire pour moi, c’est d’entendre « Fido, viens! Viens!! C’est correct, il est gentil! »

 

L’AGRESSION 27 août 2009

J’ai remarqué dans mes statistiques de blog que plusieurs personnes se trouvent sur ma page en cherchant à se renseigner sur l’agressivité canine.

Si votre chien est agressif, NE SUIVEZ PAS LES « CONSIGNES » QUI VOUS ENJOIGNENT DE LE METTRE À SA PLACE, DE LE PUNIR, D’UTILISER LA FORCE PHYSIQUE POUR LE DOMINER, DE LUI FAIRE PEUR OU DE L’INTIMIDER. C’EST TOUJOURS UNE TRÈS MAUVAISE IDÉE. Je vous garantie que toute agression ou violence de votre part à la longue ne fera qu’engendrer plus d’agression ou de violence, de la part de votre chien. On peut même arriver à transformer un chien précédemment très amical en monstre dangereux avec une approche conflictuelle–c’est comme ça que les chiens de combat sont créés. En travaillant avec les problèmes d’agression canine, il faut montrer et apprendre au chien qu’il a toujours des meilleurs moyens que de bagarrer. Ce n’est pas fait du jour au lendemain.

Si le chien est déjà tendu ou contrarié vous ne devez pas lui présenter un stress supplémentaire mais faire l’inverse: vous devez le calmer. Les chiens peuvent devenir agressifs pour de nombreuses raisons. Ils peuvent attaquer ou mordre parce qu’ils ont peur, parce qu’ils se sentent menacés, ou parce que l’agressivité a toujours fonctionné auparavant pour que le chien obtienne une ressource, un espace ou une réaction qu’il désire. Les chiens commencent souvent à s’expérimenter avec des comportements agressifs lors de l’adolescence, là où ils apprennent comment agir sur leur environnement et à s’y faire une place.

La première tâche est d’éloigner le chien de ce qui déclenche la réponse agressive. Lorsqu’il rugit, jappe, bondit ou essaye de mordre, c’est fort probable qu’il ne vous écoute pas et qu’il n’est pas en mesure d’apprendre. Le principe de base de la désensibilisation, ensuite, s’agit de rester juste assez loin et de le récompenser avec quelque chose qu’il adore (nourriture ou jeux ou affection ou autres), avant qu’il ne réagisse, pour établir une association positive avec la cause de son agression. On procède à se rapprocher, très lentement, sans déclencher la réponse agressive et de le récompenser généreusement. Avec assez de pratique, vous verrez que le même stimulus qui enrageait le chien lui fait maintenant battre de la queue en vous regardant pour avoir sa récompense. Je crois que c’est une méthode réussie et prouvée.

Si le chien s’énerve, vous le poussez trop fort. Reculez et arrangez vous pour que votre chien réussisse. Il est également important de ne pas le récompenser s’il se remet à être agressif. Vous pouvez lui montrer qu’il a perdu une chance de se faire récompenser en lui disant «tant pis!». Reculez, recommencez, pratiquez, pratiquez!

Ça peut être un peu plus difficile d’éliminer ce qui récompense déjà le mauvais comportement. Par exemple, un chien qui est toujour ignoré par son maître, sauf quand il est méchant, pourrait l’embarrasser simplement pour avoir un peu d’attention. Voilà pourquoi c’est essentiel de remarquer, d’apprécier et de récompenser tous les bons comportements: pour pouvoir souligner le contraste avec les bêtises, là où vous retirez votre approbation et votre attention. Ça doit être le cas en toute instance, alors le travail exige parfois une refonte totale des relations entre l’humain et le chien. C’est à dire, si vous ne félicitez jamais votre chien, mais vous lui donnez beaucoup d’attention lorsque vous êtes fâché, il n’apprendra pas magiquement à se comporter comme vous voulez.

Si le chien est possessif, par exemple, on lui montre qu’il a accès aux jouets s’il les partage, mais on le restreint s’il ne joue pas bien avec les autres. Ce n’est pas toujours possible pour une personne moyenne d’éradiquer complètement un comportement, mais on doit au moins s’assurer d’empêcher les récompenses de ce comportement. Un chien qui blesse doit ainsi porter une muselière en forme de panier (avec des trous pour faire passer les bonbons). Il doit être formé pour aimer la muselière. J’écrirai possiblement quelque chose à ce sujet plus tard, mais c’est un problème assez grave qui nécessite probablement l’appel à un professionnel et non à un blog d’amatrice.

J’ai moi-même une chienne qui démontre de l’agression en certaines circonstances que j’ai appris à prévoir, à gérer et lentement, à corriger. J’essaye de ne pas prendre de chances et la plupart du temps je la récompense simplement parce qu’elle reste près de moi et me regarde et qu’elle ignore l’autre chien au lieu de l’attaquer. Je me place entre elle et l’autre chien et elle se sent en sécurité car je lui montre que je m’occupe de tout. Même lorsqu’elle rencontre un autre chien et ça se passe bien, il ne faut pas que ça s’éternise. Si elle n’aime plus ça et elle devient agressive, l’autre chien va certainement vouloir s’en aller, et elle aura eu le résultat voulu pour son agression. Malheureusement, je ne peux pas non plus m’attendre à ce que la plupart des autres propriétaires veulent nous aider et montrer à ma chienne que son agressivité n’est pas payante, même si la majorité de ses problèmes se règlent si elle passe assez de temps avec eux. J’ai donc appris à être très vigilante. Une fois que le chien pique une crise vous êtes rendu au point de gérer sa réaction au lieu de la modifier.

C’est utile de se rappeler que les grognements et aboiements des chiens servent de communication, et les escarmouches semblent souvent pire qu’elles le sont en réalité. Si votre chien a un caractère sanguin mais il ne blesse jamais les autres lors de conflits, prenez une grande respiration ou deux et dites-vous que ça pourrait être pire. Les propriétaires, de leur part, paniquent souvent pour rien, et personne n’est fait en chocolat! N’oubliez pas, par contre, que les enfants (humains) sont beaucoup plus fragiles, et que TOUT chien doit être 100% controlé avec eux.

L’idéal, bien sûr, est de consulter un spécialiste pour les problèmes d’agression, mais ça doit être à tout prix quelqu’un qui utilise uniquement l’approche douce. N’importe qui peut vous dire comment dominer votre chien, mais ce n’est pas de la modification de comportement, c’est de la maltraitance.

 

l’alimentation canine

Filed under: alimentation — ginginbonbon @ 15 h 18 mi
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Je tiens réellement à ma chienne, et je fais mon possible pour rester informée en ce qui concerne ses soins. J’ai lu les sites web de beaucoup de maîtres qui promouvoient l’alimentation crue, et j’apprécie tous les arguments à cet effet.

Les chiens sont carnivores-opportunistes. Ils ont évolué en périphérie des habitats humains et ont surtout profité des ordures, mais leur système digestif, leur besoin important de protéines et leur comportement indiquent le carnivorisme. La consommation de déchets tels que les céréales, le maïs et les patates, qui servent d’agent de remplissage dans la moulée commerciale, rassasient l’animal sans lui fournir les éléments nutritifs dont il recherche réellement. En effet, on peut enlever tout féculent de l’alimentation du chien et affecter nullement sa santé; c’est même souvent necéssaire de le faire à cause d’allergies.

Les croquettes en sac, que l’on connait seulement récemment en considérant l’histoire du chien domestique, existent principalement pour faire gagner de l’argent aux vendeurs de ce produit. C’est facile pour les propriétaires de chien et ça ne coûte pas très cher; voilà les avantages. Ce sont des aliments surtraités, diminués par la cuisson et par la suite bourrés de vitamines artificielles pour tenter de pallier la dégradation nutritive. Ce n’est pas bien absorbé par l’animal, qui possède un milieu digestif court et acide.

Une alimentation saine pour un chien, conçue avec des ingrédients entiers et frais, contient environ 80% de viande, 10% d’os et 10% d’organes, tous crus. La moitié des organes devraient être composée de foie. La cuisson change la composition des matières et réduit l’humidité; les chiens nourris aux croquettes n’arrivent pas vraiment à établir une hydratation équilibrée. Ils ne savent pas combien d’eau boire, mais la moulée leur donne soif. À mon avis ce n’est probablement pas très bon pour les reins. Les os devraient être comestibles pour le chien sans endommager ses dents (les canins à l’état sauvage ont plus de connaissance à cet effet, et sans doute plus de dents cassées aussi). Les os cuits sont durcis et forment des échardes qui peuvent causer de graves problèmes dans le système digestif. Donc, on ne donne pas d’os cuits, ni d’os de pattes apart les pattes de volaille (mais même les cuisses de dinde peuvent être trop dures pour un petit chien).

C’est une publicité tout à fait méprisante qui vous dit que la meilleure alimentation pour toute la vie d’un chien s’agit d’une seule sorte de vieille céréale vitaminée, déshydratée et rance en sac. Pour quelle espèce serait-elle appropriée ?

 

idées fausses 22 juillet 2009

Filed under: apprentissage,commentaire,comportement — ginginbonbon @ 19 h 59 mi
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Je me relance dans ce blog avec élan! Suite à la découverte, l’étude et la méditation de quelques sites web (liens ajoutés à droîte), j’ai révisé le message sur les récompenses et en plus je vous présente un nouvel article. Bonne lecture!

Il existe de nombreuses déclarations au sujet des chiens que nous croyons à tort, ou que nous répétons sans vraiment comprendre. En voici quelques unes, avec mes commentaires…

« le chien pense que les humains sont des chiens aussi »

Avec un sens d’odorat aussi puissant, ce serait carrément débile qu’un chien ne connaisse pas la différence entre les humains et les chiens!! Ce que l’on veut dire ici, c’est que si le chien n’a pas été éduqué, il ne verra pas nécessairement à quel point vos motivations se différencient des siennes. Il pourrait penser que vous voulez sa nourriture, son os ou ses jouets et que vous allez lui prendre, par exemple. Heureusement, avec quelques principes de conditionnement de base c’est assez facile de lui montrer qu’il n’a rien à craindre: vous ne volez pas les choses qu’il veut protéger, vous avez autre chose d’encore plus délicieux à lui offrir, et éventuellement, il voit que vous lui redonnez l’os ou le bâton comme récompense pour un « donne! » bien effectué. (Si vous êtes en début de ce genre d’entraînement, assurez-vous de bien gérer les ressources et surtout les accès qu’il ne devrait pas avoir, comme votre lit. En cas d’escarmouche ou d’intensification, leurrez-le avec de la nourriture. Si le chien est insécur que vous allez lui enlever une ressource, ne lui donnez pas raison en lui enlevant, c’est exactement ce qu’il craignait. Il se protégera davantage la prochaine fois, ou avec quelqu’un de moins fort que vous! Bien sûr que n’importe qui devrait pouvoir enlever n’importe quoi à n’importe quel chien. Mais ça ne se fait pas du jour au lendemain dans tous les cas.) Et s’il vous lèche le visage, il pense simplement que vous aimez ça!!

« si un chien aboie ou grogne, c’est qu’il est aggressif »

C’est souvent l’inverse; les chiens qui manquent de confiance sont ceux qui donnent ce genre d’avertissement le plus souvent, parce qu’ils ne veulent pas se battre ou ils sont insécurs au niveau des ressources ou des accès. Mais ça peut vouloir dire plein de choses: les bruits que font les animaux servent de communication. Les chiens n’ont pas de mots pour s’exprimer, après tout. Vous avez peut-être remarqué que votre chien grogne lorsqu’il joue, ou qu’il jappe en poursuite d’un rongeur (dans mon cas, je crois que c’est le berger qui ressort! C’est une technique qu’ils utilisent souvent avec les moutons.)

Les chiens les plus dangereux sont ceux qui ne donnent pas d’avertissement. Ne punissez jamais votre chien s’il s’exprime en grognant. Il faut toujours faire attention de ne pas effaroucher les chiens et aggraver la situation, et bien l’expliquer aux enfants.

« ce chien est têtu/obstiné »

Si le chien à toujours auparavant réussi à avoir ce qu’il voulait en faisant la même chose, le détromper prendra plusieurs reprises. Il n’est peut-être pas très vite, surtout s’il n’a pas l’habitude de faire du dressage, mais ne vous inquiétez pas, ça lui est complètement égal tant qu’il peut avoir sa récompense.

« ce chien essaye de dominer l’humain »

Dans tous les cas mentionnés ci-haut, les gens passent leur temps et dépensent leur énergie à se sentir insultés ou menacés au lieu d’évaluer les motivations qui déterminent le comportement de leur chien. Les théories de dominance sont tout à fait démodées. Vous avez un problème avec votre chien? Acceptez-le, gérez-le pour prévenir la catastrophe dans l’immédiat, et informez-vous pour améliorer votre situation en vous adressant à ce qui provoque l’émotion chez le chien. Provoquez par la suite des émotions positives pour régler le problème au lieu de le masquer. Vaut mieux utiliser des méthodes scientifiques documentées que de faire le gorille avec votre chien.

« un chien avec un mauvais comportement manque d’amour »

La plupart du temps, il manque d’encadrement. Les chiens les plus difficiles à réhabiliter sont ceux qui ont toujours eu ce qu’ils désiraient, même s’ils étaient désagréables ou aggressifs.

« Les chiens n’ont aucune notion du temps »

C’est sûr que c’est touuuujouuuuuurs long quand vous n’êtes pas là et pitou s’ennuie, mais il y a une fichue différence entre deux heures et dix heures dans une cage. À mon avis c’est cruel de laisser un chien dans une cage pour plus de 4 ou 5 heures (GROS maximum). S’il doit être seul pendant tout votre quart de travail, faites-lui un enclos ou il peut se dégourdir les jambes, regarder par la fenêtre et se gratter sans se cogner. Laissez-lui quelques jouets fourrés de nourriture humide congelée (ça prend plus de temps à extraire) ou des jeux casse-tête conçus pour la nourriture sèche. Vous pouvez même en créer avec des bouteilles en plastique ou des boîtes de carton si vous avez surveillé votre chien et vous pouvez constater qu’il ne mangera pas le contenant non-comestible déchiqueté. Ma chienne réussit toujours à lancer un jouet par-dessus la clôture à chien, alors je lui en laisse quelques uns!

« les récompenses gâtent les chiens » ou encore, « si vous donnez des récompenses votre chien ne vous obéit pas, il le fait seulement pour être récompensé »

Les chiens ont besoin de manger, flairer, «chasser», jouer et apprendre. Si vous n’utilisez pas ces choses comme récompense, soit que vous privez votre animal de ce dont il a besoin pour vivre, ou vous laissez la vie le «récompenser» au hasard! En manipulant les récompenses, vous apprenez à votre chien à vous écouter et à faire tout ce que vous pouvez lui montrer. Si vous omettez de mettre en evidence ce lien entre son comportement et les choses qu’il aime, il ne devinera peut-être pas facilement comment travailler pour vous. Ça pourrait lui casser la morale, car les chiens ont été élevés pour travailler! Et si votre chien a toujours obéi sans récompense ou leurre, Bravo, mais c’est exceptionnel. J’ai de la misère à imaginer un acte complet et bien exécuté de freestyle canin sans bonbons. Tous les chiens méritent d’apprendre et d’être récompensés, pas seulement les «athlètes».